Cap sur la 6ème!
- happyatypik
- 19 mai
- 5 min de lecture
L’année de 6ème est souvent une année de grands changements pour l’enfant qui rentre dans l'adolescence. Outre les changements hormonaux et physiques, l’enfant met en place de nouvelles stratégies sociales et une nouvelle dynamique familiale s’installe progressivement.
L’autonomie se met tranquillement en place et les parents peuvent accompagner leur enfant en lui confiant de nouvelles responsabilités comme l’utilisation d’un téléphone portable (encadrée par des règles d’usage).
Pour un enfant neuroatypique, les parents doivent rester vigilants car le passage au collège implique :
Plus de bruits, plus d’élèves,
des transitions à chaque heure ou presque,
la multiplicité des consignes,
une charge organisationnelle bien plus importante qu’en primaire,
des interactions sociales plus complexes avec de nouveaux interlocuteurs qui sont plus nombreux qu’en primaire,
des devoirs à la maison en plus grand nombre.
Alors comment aider efficacement son enfant en amont ?
Pour éviter un trop-plein d’anxiété, le maître-mot c’est l’anticipation !
Visitez le collège lors des Journées Portes Ouvertes. Souvent, un plan des locaux est distribué et vous pouvez laisser votre enfant vous guider pour aller, par exemple, au CDI ou dans une salle de sciences. Le repérage des certains lieux est important (vie scolaire, CPE, CDI, self…),
Lors des JPO, discutez avec les enseignants de l’organisation des cours, du matériel…
Gardez le plan donné lors des JPO si possible pour rassurer l’enfant. Pour certains enfants anxieux ou neuroatypiques, prendre quelques photos du lieu ou faire un “petit guide visuel” peut être très rassurant.
Faites le trajet jusqu’au ramassage scolaire ensemble (ou directement jusqu’au collège).
Fixer en amont un rituel du coucher avec une heure fixe et sans portable ou écran à proximité.
Proposer un fidget (non bruyant) ou un petit objet ‘doudou’ qui se glisse discrètement dans la trousse et qui permet à l’enfant de se rassurer ou de s’apaiser si besoin.
Préparer son espace de travail à la maison et réfléchir à l’organisation lorsque les parents sont séparés et que l’enfant bascule d’un lieu à un autre.
Encouragez l’autonomie et les efforts d’adaptations à de nouvelles situations, en particulier avec un enfant TSA (difficulté à rester dans un environnement bruyant).
Vérifier que le PAP est à jour en CM2 et sinon, le mettre à jour afin que les adaptations puissent être mises en place rapidement après la rentrée.
Expliquez les changements par rapport à l’année de CM2 comme par exemple :
Le fonctionnement d’une journée type avec la mise en rang, les récréations, la pause méridienne et la sortie du collège,
L’importance du carnet de correspondance que l’on doit toujours avoir avec soi (nécessaire pour communiquer avec la famille mais aussi pour rentrer dans l’établissement et en sortir ).
Les règles du collège et des adultes qui les font respecter (rôle du CPE, des surveillants),
Le fonctionnement de Pronote ou de l’ENT.
Les déplacements entre les salles et parfois entre les bâtiments.
L’UNSS et les activités extra-scolaires.
L’adaptation à des enseignants qui ont des personnalités différentes, des attentes et des gestions de classe différentes.
Évitez de dramatiser ou au contraire de banaliser. L’objectif est surtout de rendre l’inconnu plus prévisible. Si un frère ou une sœur est déjà au collège, lui demander de lui expliquer le fonctionnement du CDI par exemple pour rassurer l’enfant.
Lui rappeler qu’il est fréquent d’oublier son matériel ou de se perdre au début mais que les enseignants ont l’habitude et qu’ils sont bienveillants.
C’est la rentrée !
Les premières semaines servent de rodage. C'est le moment d'apprendre le fonctionnement du collège et de découvrir son rôle d’élève de collège.
Pour aider à l’organisation, les enfants ayant un TDAH, TSA ou des difficultés attentionnelles bénéficient particulièrement de supports visuels et de routines. Il faut accompagner sans surcontrôler et installer des routines qui rassurent et diminuent la charge mentale de l’enfant. Des routines peuvent être mises en place dans la gestion des devoirs, du matériel (compas, réquerre …), des évaluations dans un souci d’autonomisation et de responsabilisation.
Proposer des routines visuelles de types check-list des affaires pour le lendemain.
Proposer un emploi du temps visuel avec l’emploi du temps de l’enfant et ses activités extra-scolaires. L’emploi du temps visuel est idéal si l’emploi du temps change d’une semaine à l’autre.
Utiliser un code couleur des matières (une couleur de cahier par matière et le même code couleur sur l’emploi du temps).
S’assurer que le sac est bien préparé la veille au soir en s’aidant de la check-list (affaires de sport, workbook d’anglais, etc)
Vérifier très régulièrement au début le carnet de correspondance (la partie correspondance mais aussi les parties comportements /travail) et en signant tous les mots,
Au début, en se connectant tous les jours à Pronote avec son enfant (avec le code de l’enfant) afin de l’aider à se repérer dans toutes les informations transmises (emploi du temps, vie scolaire, travail à faire, compétences, communication, informations etc)
Et en se connectant régulièrement à Pronote avec son code parent afin de suivre la scolarité de son enfant.
On aide son enfant à apprendre ses leçons en le faisant répéter, en écoutant les audios (en langue), etc., mais on ne fait pas à sa place,
On vérifie les heures de permanence avec son enfant sur Pronote et on l’aide à anticiper pour qu’il puisse avoir le bon cahier ou manuel pour faire ses exercices de maths en permanence par exemple.
On fixe des routines de travail personnel à heure fixe et des moments de pause, en particulier pour les enfants neuroatypiques (ce point sera abordé dans les guidances parentales PEPS, RUBI),
On lui apprend à anticiper sur son travail personnel, on le responsabilise en cas d’oubli de travail ou de matériel,
Il faut toujours se rappeler qu’il faut valoriser les efforts plutôt que les résultats. Ce point est abordé dans le sentiment d’auto-efficacité.
On s’intéresse à la vie du son enfant au collège en général mais pas que de ses notes ou ses évaluations ! Le menu de la cantine, le club Manga où il s’est inscrit sont des expériences importantes pour l’enfant.
On soutient son enfant en dédramatisant les petits couacs du début d’année,
En cas de stress important, se rappeler que le professeur principal, le CPE, l’infirmière scolaire ou le psychologue de l’Éducation Nationale peuvent aider.
N’oubliez pas que les premières semaines sont aussi nécessaires aux enseignants pour comprendre le fonctionnement de votre enfant (ainsi que le fonctionnement des autres élèves qui ont eux aussi ont des besoins spécifiques) et qu’ils ne peuvent pas mettre en place tous les aménagements nécessaires immédiatement.
Si tout n’est pas parfais au début, ce n’est pas grave, il faut savoir être patient. Si malgré tout vous êtes inquiet.e, envoyez un mail rapide sur Pronote à l'équipe pédagogique pour expliquer les besoins de l’enfant.




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